Frangines, Adèle Bréau
- Genovefa
- 22 juil. 2020
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 oct. 2020

Trois sœurs : Mathilde, l’aînée, Violette, la cadette et Louise, la benjamine, née des années plus tard.
Comme tous les étés, elles se retrouvent avec leurs enfants et leur compagnon à La Garrigue, la demeure familiale de leurs parents à Saint-Rémy-de-Provence où, à la retraite, ils ont décidé de s’installer définitivement. Une maison qui abrite beaucoup de souvenirs heureux.
Cette année, chacune appréhende ce séjour car Yves, leur père, est parti. Un beau matin, il a annoncé à Jeanne qu’il la quittait pour Françoise, une de ses copines. Comme ça, après quatre décennies de vie commune.
Au début, elle a sombré, s’accusant d’être en partie responsable du désastre. Puis, à la détresse a succédé la rage. Mais Jeanne a tenu bon grâce au soutien de Louise qui, contrairement à ses sœurs, a choisi de rester vivre en Provence.
Les frangines s’adorent et pourtant, elles sont tellement différentes.
Mathilde, la quarantaine, mariée et mère de deux jeunes enfants, est despotique et psychorigide. Toujours de mauvaise humeur, elle impose son avis et ses désirs à tous. Violette, qui a grandi dans l’ombre de son aînée, vit seule avec sa fille Clarisse, douze ans, après un divorce houleux. Avocate, elle a décidé de suivre une formation de céramiste. Quant à la petite dernière, infirmière à domicile, elle est célibataire sans enfants.
Elles sont complices, certes, mais se jalousent et, entre deux câlins, s’affrontent. Avant de se réconcilier. Finalement, elles ne se connaissent pas vraiment. Ou plutôt, elles ne voient que ce que l’autre veut bien dévoiler.
Car, derrière les fous rires et les confidences susurrées, derrière les critiques et les reproches, se cachent des souffrances, des doutes et des peurs. Et beaucoup de secrets qu’on n’ose révéler – même entre sœurs – par pudeur, par crainte de se dévaloriser ou de blesser l’autre.
Un roman bien construit qui alterne les points de vue et les bons et mauvais souvenirs de chacune des sœurs et de leur mère, et qui retrace l’histoire de cette famille qui ressemble à tant d’autres.
Chaque chapitre apporte son lot de révélations, et au fur et à mesure que les façades se fissurent, les secrets éclatent.
Une saga familiale touchante et nostalgique dans laquelle toutes celles qui ont des frangines se reconnaîtront.
Editions JC Lattès, 2020
A propos de l’auteure
Ancienne rédactrice en chef de Elle.fr, Adèle Bréau est l’auteur de la trilogie initiée par « La Cour des grandes », dont les droits ont été vendus à la télévision, et de « L’Odeur de la colle en pot ». « Frangines » est son cinquième roman.





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